mercredi 14 août 2013

On n'oublie pas Dbagana, ni Nouakchott.1


DBAGANA :Assoc. pour le développement et la
protection de l’environnement : CONDAMNÉE !
par Mona van Asch (Articles), mercredi 3 juillet 2013, 17:54

DBAGANA : Association pour le développement et la protection de
l’environnement : un poumon vert dans Nouakchott, « poubelle »ville du
monde !

Nouakchott/Mauritanie, quartier El Mina : Couleurs dominantes, le
bleu,pas celui du ciel, mais celui de milliers de sacs poubelle jetés par
tout un chacun et puis le gris, gris du sable, gris des huiles et acides des
moteurs de véhicules éventrés. Ces huiles usées s’écoulent en flaques
sombres, menaçantes et empoisonnées.
Au milieu :

DBAGANA où Bamba Ould Samory Soueidatt a réussi l’exploit de faire
pousser des arbres en voie de disparition et a pu créer un élevage de
tortues terrestres en voie d’extinction. Chaque année il procède à un «
lâcher » d’une cinquantaine de petites tortues, véritables « éponges » de
la pollution, et si nécessaires à l’écosystème.

DBAGANA, expérience unique en son genre en Mauritanie et dont la
mission éducative est essentielle et primordiale : tous les jours des
enfants des écoles viennent y découvrir une nature dont ils ignoraient
tout et des étudiants des Hautes Écoles s’y initient au développement
durable et à de nouvelles façon de penser la nature.

DBAGANA est condamnée. Chaque jour les polluants déversés par les
garages alentours, menacent à court terme ce lieu unique.
Il est urgent qu’une solution durable soit trouvée pour que les
pollutions émanant des garages ne soient plus une menace (par
déplacement éventuel de ceux-ci et en leur donnant les moyens de ne
plus devoir déverser leurs polluants dans les rues) et pour que les lieux
soient assainis en profondeur.
La nappe phréatique est en danger.
Monsieur le Président de la République Islamique de Mauritanie,
Mohamed Ould Abdel Aziz, nous ferez-vous l’honneur de vous rendre
dans ce quartier précaire pour y constater les dégâts?
Nous ferez-vous l’honneur de venir prendre le thé sous la khaïma de

DBAGANA, poumon vert de Nouakchott et y respirer le parfum des fleurs ?
Pouvons nous espérer une solution pour que Nouakchott redevienne la
plus belle ville du monde et non la « poubelle » ville du monde ?
Une pétition est en cours actuellement adressée à Messieurs BaYahya
Bocar, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du
territoire et à Monsieur Amedi Camara ministre délégué auprès du
Premier ministre chargé de l’environnement et du développement
durable. La pétition n’étant pas clôturée, elle ne leur a pas encore été
envoyée.
Après quelques jours cette pétition à déjà recueilli plus de 230 signatures
provenant tant d’Europe, que des Ètats-Unis et de la Mauritanie.
Lien de l’association :
https://www.facebook.com/pages/Association-dbagana-développementet-
protection-de-lenvironnement/331613886884791?fref=ts
Lien de la pétition :
http://www.avaaz.org/fr/petition/SAUVEZ_DBAGANA_DES_TORTUES_DAN
S_LGASOIL_Nouakchott_Mauritanie

DBAGANA: Association de développement et de protection de l'environnement à
Nouakchott.Quartier El MINA. Mauritanie.

Cette association, unique en son genre, est menacée à très court terme par les
polluants issus de garages sauvages installés à proximité de son site et qui
chaque jour déversent : huiles usées, essences, diesel, gasoil à même le sol.

Ces polluants se dirigent en masses huileuses droit vers le site un peu plus
chaque jour et menacent non seulement les TORTUES TERRESTRES en voie
de disparition ( UICN) élevées à Dbagana, mais aussi les arbres rares que
Bamba Samory Soueidatt a réussi à faire croître dans cette région si aride.
Ces polluants menacent également la santé des habitants et la nappe phréatique
en dehors de l'enceinte où les arbres commencent eux aussi à mourir, participant
ainsi un peu plus à la désertification.
Des enfants des rues au dehors, jouent dans ces décharges empoisonnées.

Chaque jour, des enfants des écoles, des étudiants, des futures ingénieurs
agronomes, des édiles, viennent visiter ce paradis, les yeux émerveillés par ces
animaux et ces plantes dont ils ne savaient même pas qu'ils existaient.

Chaque jour, accueillis sans distinction de races ou de religions, ils viennent
constater ce que détermination, amour, passion, connaissances peuvent donner
comme résultats.

Chaque jour, la pollution avance pour mettre un terme définitif à cette expérience
extraordinaire et assombrir l'avenir de tous.
À l'extérieur du site, son président, Bamba Samory Soueidatt a placé des bancs à
l'ombre où, ceux qui voudraient s'y reposer et s'abriter des ardeurs solaires ne le
peuvent plus: les polluants atteignent les murs par endroits!

Je suis Belge, et avec quelques amies et amis, amoureux de la Mauritanie et
issus de divers pays d'Europe, des Etats-Unis et d'Afrique, nous espérons que
lorsque le tourisme reprendra, il n'y aura pas pour cette oeuvre une épithaphe: "
CI-GÎT DBAGANA" .

Mona Mc Dee


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