jeudi 12 décembre 2013

10 ème lâcher annuel de tortues terrestres nées à DBAGANA.


Prêtes au départ pour la grande aventure dans le TRARZA.

Nous aurions voulu faire de ce 10ème anniversaire de lâcher de tortues terrestres, nées à DBAGANA, un évènement spécial où auraient été conviés non seulement tous les acteurs concernés par le développement et la protection de l'environnement, mais aussi, les journalistes, amis, amies, et peut-être des organismes présents à Nouakchott.

Les circonstances spéciales de ces 3 derniers mois en Mauritanie ne l'ont pas permis.



Néanmoins nous avons été honorés par la présence de



Monsieur Ahmedou ould Bilal chef service faune au Ministère de l Environnement et du Développement Durable.
Madame Selma Fourcassie Marraine des tortues Dbagana et épouse de
Monsieur Sylvain Fourcassie chef du service de coopération et d action culturelle et Directeur de l'Institut Français de Mauritanie.



Le rôle de la tortue terrestre SULCATA est primordial pour l'écosystème sahélien.

Voir le lien ci-dessous

http://www.noeconservation.org/index2.php?rub=12&srub=46&ssrub=289&goto=contenu
extrait


La tortue Sulcata, aussi appelée tortue sillonnée (Centrochelys sulcata), est la plus grosse tortue continentale. Végétarienne, elle peut dépasser 80 cm pour plus de 100 kg et vivre près de 100 ans. Son nom vient des profonds sillons qui ornent sa carapace, véritables stries de croissance. Sa morphologie est adaptée à son comportement fouisseur : ces membres très puissants et ornés de fortes écailles creusent le sol avec une grand facilitée, lui permettant ainsi de trouver le frais et un peu d’humidité à plusieurs mètres sous terre pendant la saison sèche.
Véritable mineur du désert, la tortue sillonnée joue un rôle indispensable dans l’écosystème sahélien, car ses terriers sont utilisés par de nombreuses autres espèces : chacals, hyènes, phacochères, petits mammifères, reptiles, etc.


Préparatifs: en...boîte!
Bamba Samory Soueidatt et Madame Selma Fourcassie,  marraine des tortues.








autre extrait du lien ci-dessous.


Il y a seulement cinquante ans, elle occupait encore une aire de répartition très vaste, de la Mauritanie à l’Éthiopie. Mais les populations ont dramatiquement diminué ces dernières décennies pour différentes raisons naturelles et anthropiques : accentuation de la désertification, exploitation des milieux et déboisement, prolifération des troupeaux, collecte et exportation. Actuellement, l’espèce n’occupe plus que quelques sites résiduels, au Sud de la Mauritanie, au Niger, au Tchad et au Soudan. Au Sénégal, cette tortue était bien représentée de St-Louis à Tambacounda au milieu du siècle dernier. Elle ne subsiste plus aujourd’hui que dans quelques isolats en zone sahélo-soudanienne, dans le Ferlo (Nord Est du Sénégal).
L’espèce est inscrite à l’Annexe II de la Convention de Washington (CITES) sous l’intitulé « espèce dont il faut surveiller les effectifs ».  


http://www.noeconservation.org/index2.php?rub=12&srub=46&ssrub=289&goto=contenu


Prise de près mais elle est toute petite.



DBAGANA,  doit pouvoir continuer son rôle éducatif à l'environnement, et doit pouvoir continuer à fournir chaque année son quota de tortues terrestre pour le bon maintien de l'écosystème en Mauritanie.
Pour cela il faut que des mesures soient prises le plus rapidement possible, pour déplacer les garages sauvages qui détruisent non seulement le site de DBAGANA, mais aussi la nappe phréatique qui, à peu près partout à Nouakchott est affleurante et déjà polluée et salinisée de par la situation au-dessous du niveau de la mer, de la ville.
Déplacer ces garages ne suffira pas, il faudra aussi donner à ces gens les moyens de faire collecter leurs huiles usées et les acides, ainsi que d'organiser, enfin, des collectes de déchets qui ont envahi non seulement El Mina où se trouve DBAGANA, mais aussi les 4/5ème de la ville.





Les pluies abondantes du mois de Septembre ont permis ce lâcher tardif: la nature est encore très verte et les tortues ont le temps de s'adapter à la sécheresse lorsque celle-ci se déclarera.


Devenues plus grandes, elles seront de véritables éponges à pollution.

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