mercredi 11 décembre 2013

Lettres de Mohamed A. LEHREITANI concernant DBAGANA et publiées sur Facebook de Décembre 2013



Bonjour chers(es) amis(es),
je vous invite aujourd'hui à vous unir à moi et faire entendre nos voix pour la protection de notre environnement .Alors...
Sauvons Dbagana !


A la sortie sud de la ville de Nouakchott, une trentaine de mètres avant le garage de Rosso, vous remarquerez à votre droite, plein ouest, une grande bâtisse avec de hauts murs, derrière lesquels s’élèvent de belles feuilles d’arbres, très fournies, donnant l’impression de survoler la canopée d’une forêt tropicale !
C’est Dbagana, majestueuse, dont le propriétaire lui donne le nom d’auberge, alors que moi je préfère celui de réserve animale et florale. 
Une oasis pleine de vie dans un désert hostile ! Effectivement, Dbagana est une réserve où tortues et lapins naissent dans la sécurité totale et subissent un apprentissage de survie avant d’être libérés pour repeupler cette nature qui fut, jadis, leur paradis, devenue un enfer à cause d’agissements inhumains et inconscients de quelques esprits tordus et irresponsables!
La flore, quant à elle, est loin d’être négligée. De belles plantes, apportées d’un peu partout, tapissent l’intérieur de Dbagana et une grande et belle diversité de fleurs vous accueille agréablement, plongeant tout votre être dans une sensation de paix intérieur et profonde dont seule la nature a le secret ! Toute cette œuvre, gigantesque, sacrifice d’une vie entière, est le fruit de la volonté d’un seul homme : Mr. Bamba ould Samoury ould Soueidatt, propriétaire de Dbagana! Il s’agit d’un inconditionnel amoureux de la nature, quelqu’un qui a consacré toute sa vie à la protection de celle-ci et au respect de l’environnement.Venons-en, alors, à ce dernier !

A moins de vingt cinq mètres, à l’est de Dbagana, les garages mécaniques ou, du moins, ce qui leur ressemble, forment un arc ouvert sur cette dernière ; jusqu’ici il n’y’a pas de mal. 

Mais ce qui est grave, très grave et même dramatique et préjudiciable, pas seulement à ce site naturel, mais à toute la ville de Nouakchott, c’est que tous les résidus et déchets provenant des vieilles carcasses que réparent ces garages sont laissés librement sur le sol, nageant dans une mare visqueuse, crasseuse et nauséabonde ! A chaque fois qu’il pleuve, l’eau de pluie, aidée par le vent, remue cette mare dans tous les sens, à la manière d’un grand tamis, et ainsi un ‘’cocktail’’ concentré de tous ces éléments flottants est absorbé par le sol et va directement empoisonner les eaux souterraines ! J’aimerais attirer, ici, l’attention des pouvoirs publics sur ce cas d’une extrême gravité !Il est vital et primordial de transférer ces garages loin des habitations ou de les contraindre à prendre des mesures respectant à cent pour cent l’environnement et l’hygiène urbains !Si rien n’est fait rapidement, la nappe phréatique sera dangereusement infectée et l’une des principales entrées et sorties des étrangers de notre capitale témoignera de notre haut degrés d’irresponsabilité !

A mon cher ami et frère Bamba, j’aimerais te dire ceci : ne baisse jamais les bras, nous te soutenons et nous ne cesserons jamais de crier haut et fort et à chaque coin de rue que ton combat est légitime, juste, digne et honorable. Il est, certes, de longue haleine, mais je suis sûr qu’une ouïe fine, ayant de l’influence, t’entendra un jour et que Dbagana sera, pourquoi pas, la première merveille de…Nouakchott !!
Bon courage et bonne chance, mon ami.

Mohamed A.Lehreitani
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