samedi 9 mai 2015

MBarek Ould Beyrouk / article pour DBAGANA paru sur Facebook

L'écrivain Mauritanien bien connu, MBarek Ould Beyrouk a rendu visite à Bamba Samory Ould Soueidatt, à "DBAGANA"  le site écologique situé à Nouakchott dans le quartier El Mina. 
Voici l'article qu'il a écrit et qui a paru sur la page de DBAGANA.


"Les bon Nouakchottois me pardonneront,  
mais je trouve un seul avantage à notre capitale: en 10 minutes, vous pouvez vous
retrouver ailleurs, la plage ou les dunes, la mer ou le désert. 

Pour respirer il faut donc nécessairement sortir de cette cité. 

Inutile d'essayer les cafés ou les restaurants de la ville, tout cela est bondé, envahi par une jeunesse oiseuse et gâtée, une jeunesse
qui veut tout avoir et ne rien donner. 

Nouakchott est triste.
Nouakchott sent mauvais. 

Pourtant, sur la route de Rosso à coté d'une immonde station de taxis-brousse, invisible si on n'y prend pas garde, il y a un endroit où on peut se sentir ailleurs. 

"Dbagana" cela s'appelle, je ne sais pas pourquoi.
Mais on s'y sent transporté dans un autre monde.





Le gazouillis des oiseaux, la fraicheur d'une rosée permanente, des arbres improbables ici, des tortues qui se promènent là, des odeurs de printemps.

Bamba Ould Souedatt, un passionné de la nature et des animaux vous y recevra avec le sourire,et vous pourrez aussi tester sa folie : il pense à mille Dbagana, à une Mauritanie qui
respirerait chaque instant la senteur éthérée des belles choses.

Un écolo à la mauritanienne, donc un peu excessif. 
Mais à y penser: pourquoi serait - t - il fou de vouloir rendre à elle même la nature?
Pourquoi serait- t- il excessif de rêver d'une capitale où il ferait bon de vivre et respirer? 

Il a peut être raison Bamba, il a certainement
raison.
Les autorités de la ville doivent en tout cas s'acharner à lui donner raison.



Texte: Mbarek Ould Beyrouk
Photos: Bamba Samory Soueidatt.

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